~Puppets can be Insane Too~

Forum de la Secte. À sa tête, la plus grande maîtresse sectaire: KiiRa! 8D (c't'à dire moi _)
 
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 la fee bleue

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MaD QueeN
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MessageSujet: la fee bleue   Mer 16 Jan - 16:39

CESS T AS INTERET DE LA LIRE SINON JE TE COUPE LA TETE è____é



La fée bleue


Le ciel, autour de lui a disparu depuis longtemps, tout ce qu'il voit ce n'est qu'un nuage de fumée. De la fumée verte. La petite fée a encore eu raison de lui. Il aurait voulu résisté mais il n'avait pas de raison de le faire. Il gémit, baisse les yeux, soupire. Cette femme au dessus de lui, qu'il ne connaît pas, elle n'est là que parce qu'il est obligé de l'accueillir chez lui. Sinon il ne gagne pas sa vie, sa fée, sa raison d'être. Son enfer depuis qu'il est né, il en a fait son paradis, pour ne pas en mourir, pour ne pas perdre espoir d'en sortir. Il ne ressent rien, n'aime rien, ne déteste rien quand la fée verte a pris possession de lui. Son cœur il le perdait à chaque fois qu'il laissait un homme ou une femme entrer dans ce qu'il appelait chez lui. Son corps de ne lui a jamais appartenu, même quand il n'était qu'un bébé, le corps de sa mère n'était pas le sien et elle lui avait appris à vivre ainsi car elle n'avait pas le choix, il n'eu pas le choix que de se dépossédé de tout, tout ce qui lui restait c'était son paradis artificiel, sans commencement et sans fin. Un paradis qui cachait un bel enfer, taché de sang, de luxure, de larmes. Toutes les fois ou par malheur il se rendait compte de la réalité, toutes les fois ou la fée l'abandonnait, il se mettait à hurler de douleur, à pleurer, et tout ce qui pouvait le calmer était de se faire du mal. Alors il s'enfermait dans sa chambre et hurlait des heures durant pour ne pas blesser se corps qui n'était pas le sien. Les nuits, les jours, tout ça pour lui ne voulait rien dire, l'heure, le temps, le froid, le chaud, l'amour, la compassion, il n'y avait rien de tout ça dans sa vie. Tout ce qu'il savait c'est que lorsqu'on frappe à sa porte il devait ouvrir et se laisser faire, ramasser son argent et attendre le prochain. Et puis quand il n'y avait plus personne il sortait et allait chercher son paradis et de quoi vivre.
Un jour qu'il allait rentrer chez lui, il fut attiré par on ne sait quoi qui le poussa à sortir de ses rues qu'il connaissait par cœur et il s'aventura dans les autres rues, celles dans lesquelles le paradis n'était pas peuplé de petites fées vertes. Il marcha, et arriva à un grand parc, le soleil lui réchauffait la peau, sa peau si pâle, meurtrie par les horreur qu'il vivait au quotidien, il ne s'en rappelait pas mais il savait que ce qu'il vivait n'avait rien à voir avec de belles choses. Il avança encore sous le soleil, au bord d'un étang, il s'assit dans l'herbe et ferma les yeux, il sentait une douce chaleur l'envahir et comme si son cœur s'était remis à battre et son sang se réchauffer. C'était bien mieux que la fée, bien mieux que tout ce qu'il avait connu, bien mieux que les femmes qu'il avait connu, bien mieux que les hommes qui l'avaient touché, bien mieux que sa vie entière. Alors il posa ses mains dans l'herbe tiède et il soupira longuement. Pour la première fois de sa vie il se sentait bien. Il aurait voulu ne jamais avoir à retourner chez lui mais le soleil couchant le rappela à l'ordre et à la dure réalité. Il avait l'impression de retomber en enfer et il savait que la seule chose qui pourrait lui rappeler cette douce chaleur qu'il venait de connaître. La fée encore une fois, mais cette fois il savait que dés qu'il aurait du temps il pouvait se passer d'elle et retourner au bord de cet étang. Alors chaque jour un peu avant le coucher du soleil, il se rendit dans le parc, au bord de l'eau, pour savourer la douce chaleur de l'astre, ce qui faisait que chaque jour il succombait un peu moins à la petite fée et chaque jour il sentait que son corps allait mieux, qu'il revivait et il gagnait l'espoir de pouvoir un jour ce sortir de son enfer. Et puis un jour qu'il venait de s'asseoir dans l'herbe et fermer les yeux, il entendit un bruit à côté de lui, un froissement de tissu, beaucoup de tissu. Il rouvrit les yeux et tourna la tête. Il vit une jeune fille assise sur le bord de l'étang avec une guitare dans les bras. Elle pleurait à chaude larmes et ses longs cheveux noirs retombaient en bataille sur son dos. Il se demandait ce qui avait bien pu faire pleurer une si jolie jeune fille. Il chercha dans sa poche et en sortit un mouchoir de tissu qu'il avait gardé à la mort de sa mère. Il le secoua un peu avant de s'approcher et de lui donner. La jeune fille se tourna vers lui et s'essuya les yeux, elle baissa les yeux sur le mouchoir et le prit pour sécher ses larmes. Il lui fit un petit sourire et elle le fixa puis s'inclina légèrement.
- Ah non ne faites pas ça je le mérite pas. Dit-il
La jeune fille ne dit rien et lui tendit de nouveau son mouchoir, il le repoussa et lui fit signe de le garder, il n'en avait pas besoin parce qu'il ne savait pas pleurer de toute façon. Elle glissa alors le mouchoir dans la manche de sa longue robe blanche et esquissa un petit sourire. Il soupira et s'allongea dans l'herbe, refermant les yeux.
Il sentit la jeune fille bouger à côté de lui et se rapprocher, il ouvrit un œil et la regarda, elle serrait toujours sa guitare dans ses bras et s'était traîné près de lui le fixant avec un air qu'il n'aurait pu décrire. Il referma les yeux mais comme il sentait son regard sur lui il se sentait mal à l'aise.
Et soudain il sentit ses lèvres contre les siennes, ce qui le fit ouvrir les yeux grands comme des balles de Ping pong. Il la repoussa et se releva en la fixant étonné. Elle ne semblait pas s'en soucier et s'approcha pour recommencer.
- Non, arrêtez... je ne suis pas quelqu'un de convenable... s'il vous plait.
La jeune fille le regarda dans les yeux l'air demander pourquoi.
- Parce que je ne suis pas gentil, il ne faut pas, il y a certainement des gens mieux que moi pour vous.
Apeuré il se leva et partit en courant pour rentrer chez lui et s'enfermer à clef comme s'il avait peur que la jeune fille l'avait suivit. Il s'assit par terre devant sa porte essoufflé. Il se prit la tête complètement perdu, jamais il n'avait eu de contrat avec les gens hors de son enfer, il avait eu peur que la jeune fille veuille le connaître et faire de lui son amie.
Et soudain la fée l'appela de nouveau, parcourant son corps l'appel se faisait terrible, il se prit la tête, resserrant ses doigts dans ses cheveux, il résistait, il ne voulait pas car il savait que s'il succombait il allait oublier le bien être qu'il avait ressentit au bord de l'étang et maintenant à cause de la jeune fille il avait peur d'y retourner.
Toutes ces pensées dans sa tête rendait le cri de la fée encore plus dur à supporter il se mit à se taper la tête contre le mur en hurlant. Son corps le déchirait tout entier, lui brûlait, comme si on lui tordait les entrailles et tirait sur ses membres. Il aurait voulu pourvoir s'ouvrir les veines pour faire sortir cette horreur de lui, mais comme son corps ne lui appartenait pas il se retenait, il ne devait pas, alors il se mit à taper des pieds et des poings, hurlant encore et encore se mordant la langue jusqu'au sang.
Et quand les douleurs devinrent trop insupportable il fouilla ses poches et en sortit la fée. Il tremblait, son regard troublé par les larmes, il souffrait, il ne sentit rien quand l'aiguille s'enfonça dans son bras, il ne sentit rien quand la fée coula dans ses veines et quelque minutes plus tard il n'était plus qu'un corps adossé à un mur, un corps qui ressentait mais sans âme.
Le ciel, bleu, il l'avait oublié, l'herbe verte il ne se souvenait plus, la chaleur du soleil il ne savait pas, son cœur de battre s'était arrêté. Il ne voyait plus les murs autour de lui, ni son lit, ni son appartement, il n'entendait plus rien que des murmures incessants, son paradis il avait disparut, son enfer l'avait rattrapé jusqu'au fin fond de son être. Il se leva, il ne savait pas comment mais il se leva et marcha et alla s'allonger sur son lit. La pièce autour de lui tournait, il avait froid, et chaud en même temps, il n'était nul part et partout à la fois, mort et vivant, il ne savait plus. Il se mit à trembler, de froid, de peur, de colère, il ne savait. Mais il tremblait.
Quelque heure après, il s'endormit épuisé, perdu, ses yeux rougis de larmes, ses doigts crispés sur les draps, il passa une nuit sans rêves, comme à son habitude.

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Dernière édition par le Ven 18 Jan - 2:30, édité 1 fois
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MaD QueeN
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MessageSujet: Re: la fee bleue   Mer 16 Jan - 16:40

Ce qu'il ne savait pas c'est que la jeune fille l'avait suivit et arrivée aux quartiers dans les quels il vivait elle avait fait demi tour car la nuit tombait et elle n'avait pas envie de se faire voler sa guitare. Le lendemain elle était revenue, le matin avec le mouchoir, elle le chercha, demanda autour d'elle, et on lui montra le chemin, l'amena vers des personnes qui l'emmenèrent à des endroits ou on lui dit d'aller à tel endroit, et au bout de quelques heures de rechercher on la mena à un immeuble au quatrième étage, devant une porte sur la quelle était inscrit « Me no Tsuki ». La personne la laissa devant la porte et repartit, elle s'approcha et frappa.

De l'autre côté, il s'était réveiller et avait prit une douche froide pour se sortir l'horrible soirée qu'il avait passé de la tête, il avait enfilé un pantalon noir, il avait encore maigrit et il descendait sur ses hanches, tant pis de toute façon il n'allait pas le garder bien longtemps. Il alla à la cuisine et se servit un verre de lait, c'est tout ce qu'il arriva à avaler, il avait du sang dans la bouche et le lait se teinta de rose. Et quand on frappa à sa porte il se leva et alla ouvrir, ne regardant même pas la personne qui se tenait devant lui. Il se poussa la laissa entrer et partit s'asseoir sur son lit, comme d'habitude.
La personne s'agenouilla devant lui et lui tendit quelque chose : son mouchoir. Il releva la tête, la jeune fille l'avait suivit, il la regarda fixement et tendit la main vers le mouchoir pour le prendre et le poser sur le lit.
- Il faut que vous partiez, ce n'est pas bien ici pour vous.
Elle le regarda et secoua la tête. Il s'agenouilla à côté d'elle et la prit par les épaules.
- Il faut que vous partiez, je ne peux pas être votre ami, je ne peux pas rester avec vous, je perds du temps, je perds de l'argent si je fais ça et je risque de me faire virer, je ne suis pas quelqu'un pour vous, s'il vous plait...
Elle le regarda encore et sortit de sa manche une enveloppe qu'elle lui tendit. Il la regarda et su ce qu'il y avait dedans. Il la posa et secoua la tête.
- Je ne veux pas faire ça avec vous, je refuse de vous faire ça.
Soudain, la jeune fille se résout enfin à parler.
- Ce n'est pas ça, le temps que je vous fais perdre je vous le paye, mais je ne veux pas coucher avec vous, je veux juste rester là, près de vous parce que hier je me suis sentis moins seul quand vous étiez là.
Il la regarda et d'un coup, la serra dans ses bras, il était heureux que pour la première fois de sa vie quelqu'un ne venait pas chez lui pour cette chose qu'il détestait tant. Il aurait voulu pleurer mais il ne savait pas, alors il se contenta de la serrer fort contre lui. C'est alors qu'il se rendit compte qu'il manquait quelque chose, toutes les femmes qu'il avait prit dans ses bras, même celles qui n'avait pas beaucoup de poitrine il la sentait ne serait-ce qu'un peu mais là... Alors il recula, la fixant d'un air interrogateur. La jeune fille lui sourit un peu gêné et puis elle détacha sa robe pour lui montrer qu'elle n'avait pas de poitrine mais un torse et qu'elle n'était pas une jeune fille mais un jeune homme.
Il le regarda et étrangement il aima fixer son petit corps pâle.
- tu m'en veux parce que je ne te l'ai pas dis ?
- Pas dis quoi ? Demanda-t-il
- Que je suis un homme.
- Ce n'est rien.
Le jeune homme le regarde de haut en bas et lui toucha le torse.
- Tu es maigre, tu ne manges pas ?
- Pas autant que je le devrai...
- Tu veux que je t'amène à manger la prochaine fois ?
- Si tu veux.
L'invité se leva et fit le tour de l'appartement, il regarda les étagères, elles étaient souvent couvertes de poussière, de vieux livres et de crâne ou de bougeoir aux chandelles à moitiés fondues. Il faisait sombre, et pourtant l'air était frais, étrangement ce n'était pas sale, juste un peu poussiéreux. Il se dirigea vers la salle de bain, elle était si petite, et si sombre elle aussi. Et puis il alla voir dans la cuisine trouvant le verre de lait il s'exclama.
-Tu bois du lait fraise ?
-Hum... Oui en quelque sorte. Mentit-il
-Je peux en boire ?
- Non, il n’est pas très bon.
Il se leva et jeta le contenu dans l'évier. L'autre le regarda et rougit légèrement. Il se tourna vers lui l'interrogea du regard.
-Ton pantalon il descend...
Ah... j'ai maigris alors il glisse...
-Tu n'as pas de ceinture?
-Non, à quoi ça sert de toute façon je ne reste pas longtemps habillé en temps normal. Ecoute, ce que je fais c'est dégueulasse et ça commença dans une heure, alors je veux que dans trois quart d'heure tu te sauves d'ici le plus vite possible, je ne veux pas que tu vois ces gens qui viennent me voir pour...
Le jeune homme ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase et le prit dans ses bras. Ils faisaient la même taille ce qui le fit rire doucement et puis il l'embrassa sur la joue.
-Ne t'inquiètes pas je me dépêcherai de partir. Mais promet moi de revenir au bord de l'eau ce soir.
-Oui je te promets que je serai là.
Le jeune homme le tira par le bras dans son lit et l'allongea avant de poser sa tête sur son ventre. Il ne dit rien, après tout il devait lui obéir, il avait payé... mais cette façon de faire lui plaisait beaucoup plus que celle des autres personnes. Là au moins il ne faisait pas semblant d'être bien. Là au moins il avait l'impression que son corps lui appartenait ne serait-ce qu'un petit peu. Et au bout de quelque minutes, il attrapa une mèche de cheveu du jeune homme et l'enroula autour de son doigt lentement.
Ils restèrent ainsi pendant trois quart d'heure et quand ce fut l'heure le jeune homme se leva et l'embrassa sur le front.
-A ce soir.
Il s'en alla comme il était venu, laissant son enveloppe, comme promis. Lui, il le regarda partir et puis il rangea l'enveloppe et partit à la salle de bain, la fée l'attendait, dans quinze minutes ça allait commencer et il ne voulait pas ressentir ce qu'on allait lui faire, alors comme d'habitude, l'aiguille, la fée, son sang gelé, son cœur qui s'arrête de battre, les murs disparurent, la fumée, les murmures, l'enfer...

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MessageSujet: Re: la fee bleue   Mer 16 Jan - 16:40

On frappe, il se lève, il ouvre, une femme entre, elle aurait pu être belle s'il ne l'avait pas connu dans de telle conditions, elle sent bon, étrange, qu'est ce qu'une femme comme elle vient faire chez lui ?
Elle pose une enveloppe sur la table de nuit et le regarde, il s'approche, elle s'assoit sur le lit, le tire par le bras, il se retrouve allongé sur son lit, il ne s'en rend pas vraiment compte, elle lui descend sa fermeture éclair, il la regarde sans la voir, il n'a pas envie, mais il est obligé, alors il se redresse légèrement et l'embrasse, elle glisse sa main entre ses jambes, ça le brûle, il ne veut vraiment pas, mais son corps ne lui appartient pas alors il réagit de la façon à ce qu'on attende de lui qu'il réagisse.
C'est sa vie, l'enfer dans le quel il est né, par erreur, l'enfer du quel il aimerait sortir, il va s'en sortir, il le sait. Avant il n'en n'était pas sur, maintenant qu'il a rencontrer la jeune fille il en sur. C'est un homme, mais pour lui ce sera toujours la jeune fille.

Les heures passèrent lentement et pour lui et pour « elle ». Il eu l'impression qu'on le viola pendant deux jours de suite tellement ce lui parut long. Il se laissait faire, pour que ça finisse vite, qu'il n'ai plus personne a faire entrer chez lui. Qu'il puisse enfin sortir, courir dans le parc et se jeta sur l'herbe pour sentir de nouveau le soleil sur ce corps meurtrit.

Et quand arriva enfin le moment ou plus personne ne frappa à sa porte, il s'habilla et courus dehors, sans argent, il ne voulait pas acheter la fée. Quand il arriva dans le parc, « elle » était là, assise au bord de l'eau. Il vint s'asseoir à côté d'elle et l'embrassa sur la joue. Elle se tourna vers lui et lui sourit, lui tendit une boîte.
-Qu'est ce que c'est ?
Ouvres et tu verras.
-Il l'ouvrit et découvrit quelque chose dont sa mère lui avait parlé, mais il n'en avait eu : des pâtisseries. Il sourit et l'embrassa encore sur la joue.
-Manges les.
-Tu n'en veux pas ?
-Non j'en ai déjà manger en chemin.
-Ah, d'accord.
Il en pris une et goûta par petites bouchées, pour savourer, cela ajouter à la chaleur du soleil, il se sentit définitivement bien. Il ne saurait décrire ce qu'il se passa en lui mais il appréciait. Il oublia son horrible journée, la fée, son quartier, son enfer, son corps, sa souffrance... tout il oublia tout ce qu'il avait ressentit avant cela.
-Ca te plait ? Demanda-t-elle.
-Oui beaucoup, merci. Je ne pensais pouvoir en manger un jour.
« elle » lui sourit et se rapprocha, posant sa tête sur son épaule. Il posa la boîte à ôté de lui, il en garde pour plus tard.
-Dis, comment tu t'appelles ?
-Me no Tsuki, c'est comme ça qu'on m'a toujours appelé, c'est parce que je suis né un jour de pleine lune et que mes yeux étaient tous gris, après ils ont virés au noirs comme tous les japonais.
-C'est joli, mais c'est un peut long comme prénom Me no Tsuki.
-De toute façon personne ne m'appelle jamais alors ce n'est pas grave.
-Mais si moi j'ai envie de t'appeler je fait comment ?
-Appelles moi Tsuki.
-Oui. C'est mieux comme ça.
« Elle » lui sourit doucement et mis ses bras autour du sien et le serra fort, comme si « elle » avait peur qu'il se sauve une fois de plus. Mais il n'en avait aucune envie de s'en aller, même s'il savait qu'il était obliger de partir au coucher du soleil. Il avait peur que la fée recommence et il ne voulait pas qu'elle le voit comme ça.
-Tu viendrais avec moi si je te le demandai ?
Surprit il se recula de quelques centimètres et la fixa d'un air interrogateur. Venir où? Et pour faire quoi ?
-Tu viendrais ? Répéta-t-elle.
-Où ? Pourquoi ?
-Avec moi, parce que j'en ai envie. Je te veux avec moi une journée. Je payerais s'il le faut.
Il se recula encore, il ne pouvait pas faire ça, si elle le voyait entrain de se... si elle découvrait son enfer, comment réagirai-t-elle ? Elle ne voudrait peut être plus le voir et disparaîtrait à tout jamais de sa vie, et là il saurait qu'il n'aurait plus aucun espoir parce qu'il n'aurai plus de raison de sortir de cet enfer.
-S'il te plait. Murmura-t-elle.
Il la regarda le supplier. Finalement, il accepta.

A peine rentré chez lui il regretta déjà. Il savait que dans la journée il devrait se laisser attraper par la fée. Il savait que cette journée allait tournée au cauchemar. Il allait perdre la seule personne qu'il appréciait. Il le savait. Et il fallait encore qu'il se débrouille pour quitter son appartement toute une journée. Jamais il n'avait fait une chose pareille auparavant et cela l'effrayait. De plus il ne savait même pas où la jeune fille allait l'emmener.
Il alla s'allongé dan son lit et soudain il se releva et partit à la salle de bain, fouiller ses placards.

Rien.

Plus une miette de sa fée. Il devait en trouver, il lui en fallait. Il ne passerai pas la nuit s'il n'en prenait pas tout de suite. Il prit une liasse de Yen et sortit de son appartement. Les rues la nuit il les connaissait par cœur. Avec son lot de saloperies. Les catins, comme lui, les drogués, les mendiants.
Mais il ne pouvait pas donner quoi que ce soit. Il avait finit sa journée et il devait s'acheter son paradis. Il marcha encore longtemps dans ce monde qui devait être le sien. Dégoûter par tout cela, il pensa à sa jeune fille, à ce qu'elle lui avait offert. Alors il oublia pendant un temps les flaques de sang, d'alcool, de vomis, et d'autre choses peu descriptibles.
Il continua de marcher jusqu'à une boite de nuit. Il savait que dans ces endroits il y avait de tout, et surtout ce qu'il cherchait. Il commençait à trembler. Il alla alors s'asseoir au bar, la tête baissée il essayait de retenir le tremblement de ses mains. Soudain il entendit une voix qui lui sembla connue. On lui toucha l'épaule, il releva la tête.
-Tu es sortis de chez toi après la nuit tombée toi ? C'est un miracle !
-Je... j'ai... besoin de...
-Oh je vois. Tu as de la chance que tu es entré ici, ça s'échange contre de l'argent. Dans certaines boîte c'est autre chose qu'il te demande.
-Je sais. Je ne veux pas. Donne moi en, s'il te plait.
-Tu as de la chance que je te connaisse.
Elle fouilla dans son sac et lui tendis un sachet. Il le regarda avec méfiance.
-Si tu as pas confiance prend la pas.
-Je veux pas me faire avoir, c'est mon argent, le gaspiller serait stupide.
-Dans ce cas c'est à manger que tu devrais acheter.
-Mes placards sont pleins.
-Tu as de la chance. Bon tu la veux oui ou non ?
Il prit le sachet et observa son contenu. Puis il sortit plusieurs billets de sa poche et les tendit à la jeune femme.
-C'est qu'il paye bien le Tsuki.
-Tu as de quoi la prendre.
-Demande une paille au bar.
Il jeta un oeil au barman et finalement il se leva.
-Je vais rentrer.
Il quitta le bar sans un mot de plus et repartit chez lui.


Une fois arrivé, il courut dans la cuisine et prit une cuillère.
-Cuillère propre... pourquoi y a plus de cuillère propre...
Il en prit une dans l'évier et l'essuya sur son T-shirt. Il n'arrivait plus à retenir le tremblement de ses mains. Jamais il n'arriverai à la prendre de cette façon. Il partit au salon et poussa tout ce qui se trouvait sur sa table.
-Un truc...
En cherchant un peu partout sous son lit, sur les étagères il trouva une carte téléphonique. Alors il recommença comme il y a longtemps, le temps ou il n'avait pas de quoi s'acheter sa propre seringue. Il avait oublié à quel point c'était dur de faire des lignes parfaites quand on était en manque, à quel point c'était dur de ne pas trembler, d'aller jusqu'au bout, de ne pas hurler quand ça lui faisait mal...
Et quand ce fut fait, quand il ne restait plus rien sur la table, il se laisse tomber en arrière, couché par terre, à côté de son lit.
Et comme si ça ne suffisait pas, il se mit à fumer, il aimait regarder les ronds de fumé au dessus de lui. Les suivre du regard, sans vraiment les voir, se rendre compte que l'une d'entre elles avait disparut seulement au bout de quelques minutes. Les minutes deviennent des secondes, le temps est long. Sa nuit serait paisible, il aura l'impression de dormir plus longtemps encore, les lumière se brouillent au dehors, chez lui, il n'a pris le temps de les allumer, cet endroit il le connaît par cœur. Soudain il essaye de se rappeler le visage de toutes les personnes qui sont venues le voir. Mais ça ne sert à rien d'essayer, il n'a plus de souvenirs, son passé envolé, son avenir incertain, et le présent qui coule sur lui comme des eaux noires et lourdes. Il se noie, c'est silencieux, les sirènes de police, il ne les entends plus, pourtant il devrait s'en méfier.
Il n'existe plus, il n'est plus là, son corps il ne le sent plus, peut être qu'il va se lever pour se coucher dans son lit mais il ne le sentira pas, il ne s'en rappellera pas demain. Lorsqu'il se réveillera il ne comprendra peut être pas pourquoi toutes ses affaires sont par terre.
Pour le moment ça seule préoccupation c'est de savoir ou le dernier rond de fumée à disparut. Est-il allé en enfer ? Non il vient de le quitter. Le paradis est une chose que son cerveau ne peut pas envisager quand il est dans cet état. D'ailleurs est-il capable d'envisager quelque chose tout simplement ?
Même le visage de la jeune fille il n'arrive pas à s'en souvenir. Il lève le bras, tend la main vers les ronds de fumée, ils semblent danser autour de ses doigts. Ca le fait sourire. Les larmes aux yeux il observe encore et encore ces petits nuages de monoxyde de carbone, de goudron et de nicotine, et Dieu sait encore quoi d'autre qui peu détruire sa vie. Au point où il en est, tout ça lui ai égal.
La pourriture, les odeurs nauséabondes, l'obscurité, le sanf, la haine, les pleurs, tout cela fait partie de sa vie et de son corps depuis qu'il est sortit de celui de sa mère. Jamais il n'a vu sa mère heureuse.
Qu'est ce que le bonheur ?
Il continue de fixer la fumée, bouge ses doigts lentement pour la faire danser, elle est belle la fumée. Elle ressemble à sa petite fée, qui danse et lui sourit. Lui tend la main et l'emmène dans un monde ou il aurait eu une mère et un père, ou il aurait appris à lire à l'école, ou il aurait eu des amis de son âge, un bel uniforme, un lycée, une petite amie, un travail, une femme, peut être des enfants, il aurait su ce que bonheur voulait dire. Il aurai connu une vie normale.
S'il lui prenait la main et la suivait tout cela deviendrait réalité, mais soudain, elle lui sourit d'une façon qui l'effraie.
Il se met à hurler, recule sa main, et sur le sol poussiéreux de son appartement il se débat, se prend la tête, son corps le brûle, il se griffe les bras, le torse. Ses vêtement l'insupporte, il enlève sa chemise, il meurt de chaud. Sa tête lui tourne, il ne comprend plus ce qu'il se passe, tous les bruit qu'il a ignoré lui reviennent un à un et puis tous en même temps. Ca lui fait mal, il souffre, encore et encore et encore... jusqu'à ce qu'il finisse par s'évanouir pour combien de temps, il ne sait pas. Personne ne le sait.

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MessageSujet: Re: la fee bleue   Mer 16 Jan - 16:43

Le lendemain, on vint sonner à sa porte mais comme il n'était toujours pas réveillé, il ne vint pas ouvrir. Midi passa et personne ne répondait à la porte de l’œil de Lune. Les gens pensèrent qu'il était sortit, qu'il avait autre chose à faire. Mais personne ne savait que jamais il ne sortait avant le coucher du soleil. Sauf la Jeune Fille. Quand elle ne le vit pas venir au bord de l'étang, alors qu'il commençait à faire nuit, elle s'inquiéta et décida de retourner chez lui. Le chemin à présent elle n'avait plus besoin de le demander, elle le connaissait par cœur. Arrivé à son appartement elle toqua mais comme les autres elle n'eu pas de réponse.
-Tsuki ! C'est moi ! Cria-t-elle derrière la porte
Mais encore une fois elle n’eu pas de réponse.
« il est pas sortit c’est pas possible, jamais il ne serait sortit pour aller ailleurs qu’au bord de l’eau »
Inquiète, elle tenta d’ouvrir la porte, mais cette dernière était fermée à clef. Elle la poussa, tapant dessus.
-TSUKI OUVRES LA PORTE !
Mais il ne répondait toujours pas, elle décida alors de la forcée, donnant des coups dedans de toutes ses forces.

Soudain le verrou sauta et la porte s’ouvrit avec fracas, la jeune fille entra dans l’appartement. Il y faisait si sombre, qu’elle n’osa pas avancer.
-Tsuki ? Tu es là ?
Elle s’assise sur le sol en attendant qu’il réponde. La nuit était tombée entièrement et comme il n’y avait pas de lumière dans l’appartement, elle n’y voyais plus rien. Elle se décida à avancer à tâtons en restant par terre.
Elle posa ses mains sur le sol et commença à avancer.
-Tsuki ? Si c’est une blague elle n’est pas drôle du tout…
Mais le silence régna dans la pièce, et la jeune fille continua de ramper. Soudain elle sentit quelque chose sous ses doigts. Elle l’attrape et le porta près de ses yeux. Comme elle commençait à s’habituer à l’obscurité elle distingua une carte en plastic.
-T… Téléphone… Je m’en fous de ça ! Tsuki réponds moi je sais que tu es là !
Elle continua son exploration de l’appartement en aveugle, s’approcha du lit et de la grande fenêtre. Elle y rampa et tira sur les rideaux laissant entrer les rayons argentés de la lune. Quand elle se retourna, elle poussa un criet manqua de tomber à la renverse.
-Tsu… Tsuki !
Le jeune homme était encore évanouit, assis contre son lit, et il avait du sang partout sur les mains et le torse. Il avait saigner du nez et ses draps étaient teintés de rouge. Elle se précipita à son côté et le prit par les épaules pour le secouer.
-Réveilles-toi ! Je t’en supplie réveilles-toi !!!
Elle l’attrapa et le souleva pour le traîner jusque dans sa salle de bain. Une fois arrivée dans la pièce elle le tira sous la douche avec elle.
-tu n’es pas gros mais tu es lourd quand même. Dit-elle en attrapant le jet de la douche pour faire couler de l’eau froide.
Soudain, il se redressa en poussant un cri. La jeune fille sursauta et le fixa apeurée. Il se retourna et la regarda de haut en bas. Ils étaient tous les deux trempés et l’eau continuait de couler dans la salle de bain.
-Que… qui tu es ? Demanda-t-il
-Tu ne te souviens pas de moi ?
-Je ne sais pas trop… pardon.
-Qu’est ce qu’il t’est arrivé ? Je t’ai attendu au bord de l’étang et comme tu ne venais pas, j’ai eu peur alors je suis venu et je t’ai trouvé par terre dans le salon…
-J’ai du tomber dans les pommes… Je n’ai pas beaucoup mangé ses derniers temps. Répondit-il lentement
Elle le fixa, il avait le teint si pâle, et ce sang de partout qui teintait l’eau de rouge au fur et à mesure qu’elle coulait sur lui. Ses cheveux noirs lui retombaient sur le visage et en cachait la moitié.
-Tsuki il faut que je te soigne tu es blesser de partout.
Le jeune homme regarde ses mains et ses bras puis son torse.
-oui…
-c’est toi qui t’es fait ça ?
-Je crois…
-Mais pourquoi ?
-Je ne sais pas.
-Bon… Viens te laver tu as du sang de la tête aux pieds.
Elle le tira sous le jet de la douche et pris le savon pour lui donner.
-Tes vêtement sont tous trempés… murmura-t-il
-Ce n’est pas grave, je les sécherais après.
-Mh… d’accord.
Il posa le savon et se déshabilla avant de s’assoir sur le sol de la douche et de se laver.
-Mais euh… Tsuki !
-Quoi ?
-Remet ton pantalon. Répondit la jeune fille en rougissant
-Pourquoi ? on ne se douche pas en pantalon.
-Oui mais je suis là moi.
Il la regarda avec un air interrogateur.
-ben tu as du déjà me voir nu, non ?
-NON ! Jamais… tu ne te souviens de rien ?
-Pas vraiment, je sais que je te connais mais sinon c’est un peu flou… et puis on est fait pareil alors je ne vois pas pourquoi tu fais cette tête. A moins qu’entre temps tu sois devenu une vraie fille.
-Ben non comment j’aurais pu… répondit-elle.
-Bon ben alors, et puis de toute façon y a pas grand-chose à voir.
Il continua de se laver sans rien dire de plus et puis il passa le savon dans ses cheveux pour les frotter.
-Tu… tu n’as pas de shampoing ?
-Non c’est trop cher. Répondit-il
-Mais ce n’est pas bien pour tes cheveux le savon.
-Je les couperai.
-Je peux t’en acheter si tu veux.
-Non merci. Ca ira, je crois que tu en as déjà trop fait pour moi. Et puis tu ferais bien de sortir de la douche si tu veux que tes vêtements sèchent.
-Euh oui mais je voulais rester avec toi. Répliqua la jeune fille en baissa les yeux.
-Ben alors tu ferais mieux de les enlever.
Il se rinça les cheveux et les repoussa en arrière puis il la fixa de ses yeux noirs. Elle lui rendit son regard et soupira. Finalement elle retira sa robe et la posa près du radiateur.
-Tu sais il ne marche pas alors ça risque pas de la sécher.
-Ah… tant pis, tu dois avoir froid en hiver.
-Un peu.
-Mais ça ne te rend pas malade ?
-Non, j’ai l’habitude.
-Moi j’aime ne pas avoir froid.
-C’est dérangeant c’est vrai. Mais avec ce que je fais, je me réchauffe vite…
-C’est triste comme façon de se réchauffer.
Il soupira et regarda ses mains encore pleines de sang.
-Je n’en connais pas d’autres… murmura-t-il
La jeune fille le regarda d’un air triste et soudain elle le tira dans ses bras, le serrant contre elle. Il fut surpris d’un tel geste, car jusqu’à maintenant la seule personne qui lui avait fait ça était sa mère.
-Moi je fais comme ça pour avoir chaud. Dit-elle
-Ma mère faisait pareil quand j’étais petit…
-La mienne non. Elle n’est jamais là, comme mon père. De toute façon ils ne m’aiment pas parce que je suis anormal.
-C’est stupide, pour une mère son enfant ne devrait jamais être anormal.
Elle le serra encore elle soudainement et se mise à pleurer. Il releva la tête et essuya ses larmes.
-J’ai eu peur tout à l’heure. J’ai cru que tu étais mort…
-Je le suis déjà un peu tu sais.
-Non. Je ne veux pas. Je veux plus que tu fasses ça. J’ai trop peur tous les jours que tu meurs…
-Je n’ai pas le choix, je sais rien faire d’autre, je… ne sais même pas écrire comme il faut.
Elle le fixa et puis lui prit le visage.
-Je m’en fiche, je t’apprendrai mais je ne veux plus que tu fasses ça, je t’en supplie.
-Mais ce n’est pas facile d’arrêter, une fois qu’on est habitué.
-Je me doute mais je t’aiderai…
Il soupira et baissa les yeux.
-Pourquoi… Pourquoi tu fais ça ?
-Parce que… tu es la seule personne avec qui je me sente bien et je n’ai pas envie de te perdre…
Il la regarda dans les yeux cherchant à comprendre ce qu’elle avait voulu dire vraiment dans ses mots, et quand il cru comprendre, il essuya encore les larmes qui coulaient le long de sa joue et la tira vers lui pour la serrer dans ses bras et lui caressa les cheveux. Il l’embrassa sur le front et lui murmura :
-Je veux bien essayer d’arrêter de faire n’importe quoi mais je vais avoir besoin de ton aide.
-Oui, c’est promis. Répondit la jeune fille en posant sa tête sur son épaule. Sert moi encore, j’ai froid.
Le jeune homme s’exécuta, la serrant contre lui. Il éteignit l’eau soudainement et tendit le bras pour prendre une serviette.
-Pardon, elle n’est pas très propre…
-Ce n’est pas grave.
Il la passa autour des épaules de son ami et le pris dans ses bras pour retourner au salon. Une fois arrivé près de son lit, il la déposa dessus et s’agenouilla à côté pour la sécher doucement.
-Tu devrais te sécher aussi.
-Non, toi d’abord je n’ai pas envie que tu sois malade à cause de moi.
-Oui mais habilles toi au moins.
-Je suis bien comme ça. Mais si ça te gênes tant que ça je vais m’habiller.
-Non… enfin je ne fais pas attention.
Le jeune homme ne répondit rien et lui frotta les cheveux, une fois qu’ils furent secs il posa la serviette par terre et tira les draps du lit.
-Viens, tu auras moins froid là.
-Oui… dis, il est tard, et mes parents ont dû me fermer la porte, je peux rester avec toi ?
-Oui. De toute façon demain je ne vais rien faire, je pense ne pas être en état. Tu peux rester tant que tu veux.
-Merci.
Elle se glissa dans les draps et disparut en dessous. Il se sécha rapidement et fit de même. La jeune fille vint se coller dans ses bras.
-Il est froid ton lit.
-Oui c’est vrai. Répondit-il en la serrant contre lui
-Ca t’embêtes pas de dormir tout nu ?
-Non, je le fais tout le temps presque. Pourquoi ?
-Je ne sais pas moi ça m’embêterai.
-Tu n’aimes pas ça, non ?
-De quoi ?
-Etre un homme…
-Pas vraiment. J’aurais préféré être une fille, mais en même je ne sais pas… entre les deux.
Le jeune homme eu un petit rire.
-Tu es un peu compliqué.
-Oui, mais c’est comme ça que tu m’aimes non ?
-Oui.
Elle sourit doucement et posa sa tête sur son torse.
-Toi tu es bouillant par contre. Je vais me collé hein.
-Oui, oui vas-y, ça me rafraîchit un peu en même temps.
-Radiateur…
-Oui.
La jeune fille soupira et ferma les yeux, puis elle finit par s’endormir. Il l’observa longtemps dans son sommeil, car lui n’arrivait pas à fermer les yeux. Il avait que la fée revienne, il ne voulait pas, pas devant elle… sinon elle aurait peur et peut être qu’elle ne reviendrait plus jamais près de lui. Il avait besoin d’elle, c’était devenue sa raison de vivre, pouvoir la serrer contre lui toute une nuit, il en avait peut être rêver, certainement, mais il ne se souvenais plus. Il ne voulait pas que cela devienne un rêve éphémère. La seule chose qui lui appartenait encore était ses sentiments et pour la première fois de sa vie il comprit ce qu’était aimé.
Alors au lieu de dormir, il la serra fort contre lui, lui frottant le dos quand elle frissonnait.

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MessageSujet: Re: la fee bleue   Mer 16 Jan - 16:44

Lorsque le soleil se leva, il s’était finalement endormit pendant quelques heures. Mais quand il rouvrit les yeux, la jeune fille dormait toujours, contre lui. Il sourit doucement et l’embrassa sur la joue. Puis il se leva et la couvrit comme il faut avant de s’habiller. Il prit de l’argent qu’il avait rangé dans un tiroir et laissa un mot, d’une écriture un peu tremblante :
« Je reviens vite, ne t’inquiètes pas. Tsuki »
Il quitta l’appartement et courut en ville pour trouver un combini et acheter de quoi faire un petit déjeuner convenable. Mais comme il ne savait pas bien lire certains caractères il avait du mal et les autres personnes le regardaient étrangement.
Soudain une petite fille s’approcha et lui lit ce qui était marqué sur le rayon.
- Merci beaucoup.
- Vous ne savez pas lire ?
- Non pas très bien.
- Pourquoi ?
- Parce que je suis orphelin et personne ne m’a jamais payé l’école.
- C’est triste.
- Oui, mais j’ai une amie qui va m’aider, ne t’inquiètes pas pour moi.
- Bonne chance alors, au revoir.
- Au revoir.
La petite lui sourit et retourna vers sa mère. Quand il eu finit il partit payer, la vendeuse lui jeta un drôle de regard. Elle lui donna le ticket. Il la paya et prit sa nourriture avant de partir, mais elle lui courut derrière.
- Vous avez oublié votre monnaie.
- Ah… euh merci, mais pourquoi vous me rendez de l’argent ?
- Parce que vous m’en avez donné trop, on fait toujours comme ça.
- Ah… d’accord, pardon. Dit-il en s’inclinant.
Il retourna chez lui.
Quand il entra, la jeune fille était assise dans le lit et le fixa.
- Ca fait longtemps que tu es réveillé ? Demanda-t-il
- Non. Tu as acheté quoi ?
- Des trucs pour le petit déjeuner parce que moi ici j’ai que du lait.
- Ce n’est pas beaucoup effectivement. C’est pour ça que tu es tout maigre.
- Oui. Répondit-il en baissant les yeux.
Elle se leva et l’embrassa sur la joue.
- Tu n’écris pas si mal que ça. C’est juste un peu tremblant.
- Je ne connais pas les kanji, c’est difficile pour faire certaines choses, et puis tout à l’heure la vendeuse elle m’a redonné de l’argent…
- Tu n’es pas habitué à se qu’on te rende de la monnaie ?
- Non.
- Je vais t’expliquer tout ça alors.
- Oui je veux bien. Tu viens on va manger ?
- D’accord.
Il partit à la cuisine.
- Tu bois quoi le matin toi ? Demanda-t-il
- Du thé. Répondit-elle depuis le salon.
Pendant qu’il s’occupait du petit déjeuner elle fit le tour du salon et se planta devant les fenêtres. Elles étaient recouvertes avec du papier journal ce qui empêchait la pièce d’être éclairée. Elle se tourna vers une étagère qui était couverte de poussière avec un crane dessus et des bougies à moitiés fondues. Un brûle encens traînait entre les deux.
- Dis, tu fais jamais la poussière ?
- Non. Je n’y pense pas. Je m’en fout en fait.
- Tu ne veux pas découvrir tes fenêtres au moins.
Il ne répondit pas, et la rejoint au salon, il regarda les fenêtres et soupira.
- Je les ai recouvertes parce que le soleil ça me fait mal aux yeux en fait.
- Ah, c’est pour ça que tu sors qu’au couché du soleil ?
- Oui.
- D’accord ben, je ne touche pas alors, mais la poussière c’est vraiment chiant…
- Je le ferais si tu veux.
- Oui.
- Tu viens manger ?
- J’arrive.
Il retourna dans la cuisine et nettoya la table avant de poser les tasses et les tartines dessus. La jeune fille le rejoint quelques secondes plus tard, enroulé dans son drap.
- Tu l’aimes bien mon drap ?
- Oui.
- Hum… il n’est pas très propre…
- Ce n’est pas grave. Dit-elle en s’asseyant à côté de lui.
Il lui tendit sa tasse et posa le sucre devant.
- Je te laisse te servir, je ne sais pas ce que tu manges d’habitude.
- Des tartines ça va très bien.
Elle lui sourit et prit sa tasse pour mélanger le sucre. Il la regarda déjeune en laissant son thé à lui refroidir. Il ne prit pas non plus de tartine. Etrangement, pendant le repas il régnait un silence inhabituel pour lui.
Soudain il se leva et courut dans la salle de bain et s’y enferma à clef. La jeune fille le suivit et vint derrière la porte.
- Tsuki qu’est ce qu’il y a ?
Il ne répondit pas et elle entendit de drôle de bruits.
- Tsuki ? Réponds-moi… Qu’est ce que tu as ?
Elle ouvrit la porte et entra comme il ne répondait toujours pas.
- Tsu…
Le jeune homme était accroupie devant les toilettes et se tenait le ventre, il était devenu si pâle, il jeta un regard vide à la jeune fille et s’essuya la bouche en tremblant.
- Qu’est ce qu’il t’arrive ?
- Re… redescente sur terre…
- Comment ça ?
- Je ne sais pas… c’est la première fois que ça m’arrive. Ce que j’ai pris hier… ça devait être trop fort… je ne connaissais pas la personne qui me la vendue…
Elle lui jeta un regard inquiet et s’approcha pour l’aider à se relever.
- Tu devrais te reposer un peu… si aujourd’hui tu… tu travailles… tu vas encore être malade.
- Je sais, mais je n’ai pas vraiment le choix tu sais…
Elle soupira.
- je trouve ça injuste que tu ne puisse pas faire ce que tu veux… c’est ta vie… pas celle des autres.
- Pas pour moi, ça n’a jamais été comme ça pour moi, depuis que je suis née, ma vie ne m’appartient pas… Répondit-il en baissant les yeux.
La jeune fille le fixa et soudain, elle se sentit emplir d’une incroyable colère.
- Pourquoi ? De quel droit des gens se permettent de te posséder ! tu ne leur doit rien, tu n’as pas à gâcher ta vie et ta santé pour eux, surtout si c’est pour vivre comme ça, regarde toi, tu es si maigre… je refuse que tu continue de leur appartenir pour être dans un état pareil !
Il la fixa, d’un regard triste comme s’il savait que c’était impossible pour lui de se déposséder de ce monde. Pourtant quand elle était là il avait envie de repartir avec elle, mais souvent quelque chose lui disait que jamais il ne pourrait partir sans qu’il y ai des conséquences.
Soudain, elle lui attrapa la main et baissa la tête, éclatant en sanglots.
- Non… ne pleures pas… Murmura-t-il
Elle ne répondit pas et continua de pleurer, posant sa tête sur son épaule. Il sentait les larmes couler sur lui et tout d’un coup il la serra dans ses bras. Elle resserra ses doigts sur lui en sanglotant de plus belle.
- Je te veux ! Cria-t-elle. Je veux que tu m’appartiennes pour toujours, je les empêcherai de te faire du mal s’il le faut, mais je veux que tu sois avec moi tout le temps… je te veux Tsuki…
Elle releva la tête, le fixant des ses yeux emplis de larmes. Elle lui prit le visage. Le jeune homme lui rendit son regard et sans rien dire il se pencha vers elle et l’embrassa sur la joue. Elle s’accrocha à son cou, pleurant de surcroit.
- Tsuki… S’il te plait…
- Je… quitte à ce quelqu’un me possède toute ma vie… je… je préfère encore que ce soit toi qu’une personne dont je ne connais ni le visage, ni le nom…
Elle recula le fixant, et soudain elle se remise à pleurer mais cette fois de joie. Le jeune homme la serra contre lui et sentit des larmes lui monter. Il étouffa un sanglot, se mordant la lèvre.
- Tsuki… je…
Il posa sa main sur sa bouche doucement et lui murmura « je t’aime » au creux de l’oreille. La jeune fille lui prit le visage et l’embrassa soudainement. Il répondit à son baiser, la serrant contre lui.





Aishiteru dakara…

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MessageSujet: Re: la fee bleue   Sam 19 Jan - 12:47

c'est juste...sublime
merci de l'avoir écrite!! ^^
je la prends pour moi!! <3

j'aime!
tu écrit vraiment bien!! ^^

encore!!
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MessageSujet: Re: la fee bleue   Dim 20 Jan - 3:03

Merci. Si jamais je peux l'imprimer et l'envoyer dans une belle envellope celle la ^^

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MessageSujet: Re: la fee bleue   Dim 20 Jan - 14:11

Merci!! °^.^°
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MessageSujet: Re: la fee bleue   Lun 21 Jan - 23:36

closed hop u_u

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